1. D’où vient le Curly ? Comment la race s’est elle développée ?
Le Curly Nord Américain a été découvert par les blancs en Amérique dans des troupeaux de mustangs sauvages de l’Est du Nevada au début du 20ème siècle. Les Sioux et les Crows possédaient des Curlies dès le 18ème siècle, cependant il est impossible de dire si ces deux races étaient liées ou pas. Il existe également des écrits et des illustrations qui attestent que des Curlies étaient présents dans différents endroits du monde à différentes époques - Charles Darwin a écrit au sujet de Curlies en Amérique du Sud. Là encore, il est impossible de dire si ces chevaux sont de la même « famille » que ceux possédant le gène dominant en Amérique du Nord. Les Damele, une famille de fermier du Nevada, ont été les premiers à réunir et utiliser des Curlies dans leur ranche dans les années 1930. Ils ont croisé les Curlies, intelligents et rustiques avec les chevaux de leur ranch et avec un étalon arabe, Nevada Red, puis par la suite avec un étalon Morgan Ruby Red King. Ils se sont rendu compte que la toison frisée était souvent présente dans les poulains issus de ces croisements, ce qui démontrait la dominance du gène Curly dans cette lignée de Curly. Ils ont également obtenu les autres caractéristiques recherchées du Curly – des os et des pieds solides, des animaux calmes, intelligents, faciles à entraîner, une personnalité aimable, une constitution solide et de l’endurance etc.…
2. Pourquoi le Curly est-il frisé ? Y a-il réellement une race Curly ?
ICHO fait des études très sérieuses sur le gène Curly Curly Nord Américain, afin d’en savoir plus sur le gène et sur ses différentes expressions. Il y aura une recherche de pédigré, une recherche sur les traits distinctifs etc.… afin d’en apprendre le plus possible sur ce mystérieux cheval frisé et hypoallergénique.
Selon les indications scientifiques de reconnaissance de race, le Curly Nord Américain n’est pas une véritable race. Cependant, le but de bon nombre d’éleveurs de Curly est de développer une véritable race de chevaux à la robe frisée. Plusieurs éleveurs de Curly se sont également donné pour mission la préservation des anciennes lignées de Curlies Nord Américains encore existantes. Le but d’ICHO est de soutenir tous ces différents types de programmes d’élevage.
3. À quoi ressemble un Curly ?
Le Curly Curly Nord Américain existe en différentes tailles et formes, toutes les couleurs de robes sont reconnues. Les boucles en hiver peuvent prendre la forme de l’astrakan, de vaguelettes, de bouclettes serrées, de mini boucles de type "french knot". La crinière et le toupet peuvent montrer une frisure en tire-bouchon, des bouclettes ou des dreadlocks. La queue peut être ondulée ou bouclée. Les poils dans les oreilles sont frisés, les moustaches, les cils et les boulets sont souvent frisés ou bouclés. Les boucles sont considérées comme des traits de la race, et la plupart des propriétaires ne les couperaient pas.
En été, le Curly perd sa toison d’hiver au profit d’une robe lisse qui peut cependant conserver une apparence légèrement ondulée. Certains Curlies conservent toute l’année des poils bien frisés, cependant ceux-ci ne sont ni aussi épais, ni aussi long en été.
4. A quoi est utilisé le Curly ? Pour quelles disciplines a-il des capacités ?
Le Curly Curly Nord Américain original était utilisé par l’homme blanc pour le travail du ranch, les Indiens l’utilisaient pour chasser le bison. De nos jours, le Curly est devenu un cheval de sport (dressage, saut, attelage etc.) cheval western et cheval de travail au ranch, il est également utilisé comme cheval de balades, de randonnée, d’endurance et comme « décoration exotique de pré ». Peut-être que, plus que tout le reste, la variété et la diversité du Curly Nord Américain sont responsables de sa popularité grandissante et font de ce cheval un animal avec lequel l’ensemble de la famille peut s’impliquer.
Quelques chevaux d’allure ont été croisés avec des Curlies, et environ 10 % des Curlies adopteront naturellement soit le foxtrot, le running walk ou le stepping pace (aussi connu sous le nom de Curly shuffle). C’est une allure souple et basse naturelle.
Le Curly n’est pas fait pour la course ni pour quelque autre allure mécanique utilisée dans des domaines tels que le high stepping Park horses, "big lick" gaited horses, or the ultra slow Western Pleasure horse.
5. Où puis-je voir des Curlies ?
Consultez les members webpage sur ce site, pour trouver la liste des propriétaires et éleveurs de Curlies proche de chez vous à qui vous pourriez rendre visite. Consultez également le Curly Calendar afin d’avoir les dates et lieux des événements, ouverts au public, auxquels participeront des Curlies.
6. Le Curly est-il hypoallergénique ? Est-il vrai que la plupart des gens présentant une allergie aux chevaux ne montrent pas d’allergie au Curly ?
Il semble que, pour une raison encore inconnue, cela soit le cas. La plupart des gens généralement allergiques aux chevaux supportent d’être en présence de Curlies sans faire de réaction d’allergique ou avec des réactions atténuées. C’est pour beaucoup un rêve devenu réalité !
Le préfixe « hypo » signifie par définition « inférieur » ou « significativement moins qu’à la normale ».
Si nous affirmons que le Curly est hypoallergénique, en aucun cas nous ne prétendons que le Curly est non allergisant.
Nous conseillons à toute personne allergique souhaitant acquérir un Curly de tester ses réactions en présence de l’animal choisi et de consulter son allergologue avant de réaliser l’achat. Des crins servant à un test préliminaire peuvent être envoyés. Nous recommandons vivement aux personnes déclenchant des réactions sévères de faire tous les tests en présence de leur allergologue qui aura pris soin de se munir de médicaments adéquats. Ceci n’est qu’une précaution.
Les personnes allergiques aux chevaux doivent également déterminer si elles présentent des allergies au contact des chevaux uniquement ou bien si elles sont allergiques à la paille, au foin, au pollen, à la poussière, au fumier, aux chats, etc…Une personne qui serait allergique uniquement aux éléments précités pourrait posséder un Curly sans problème.
Les éleveurs de l’ICHO ont fourni des crins de Curly préalablement placés en quarantaine pour une étude universitaire réalisée en Europe, sur les propriétés hypoallergéniques de plusieurs élevages de chevaux. Les résultats de cette recherche seront publiés dans un journal médical sur l’allergie de renommée internationale. Voir également ALLERGIES/HYPOALLERGENIE
7. Les produits d’un croisement Curly-cheval non frisé ont-ils moins de chance d’être hypoallergéniques que ceux issus d’un croisement Curly-Curly ?
Selon les informations recueillies à l’heure actuelle, si les deux produits sont frisés, il n’y a pas de différence significative. Tous les chevaux frisés ont une forte tendance à être hypoallergénique. Il y a quelques rapports de chevaux non frisés qui seraient également hypoallergéniques. Il semble que les Straights hypoallergéniques sont normalement le produit d’un croisement Curly-Curly. Nous avons besoin de plus de résultats de recherche pour vérifier cette donnée et pour expliquer pourquoi le Curly est hypoallergénique. Voir GENETIQUE
8. J’ai entendu dire que le Curly n’a quasiment pas besoin de soins, est-ce vrai ?
Ceci est une idée fausse qui a conduit à ce qu’un certain nombre de Curly soient gravement négligés. Si c’est le Curly n’a pas besoin d’être dorloté, il a besoin de soins de base. Dans la mesure où la race s’est développée dans la nature, le Curly est assez aisé à soigner, avec des pieds solides et une constitution robuste. Le Curly supporte en général bien l’hiver. Tout ceci n’excuse en rien l’absence de soins. Une nourriture saine en quantité suffisante, un abri adéquat, des visites régulières du vétérinaire, un vermifumage, une ferrure, des soins dentaires, etc, doivent être prodigués au Curly comme à tout autre cheval.
9. Quel type de soins requiert la robe du Curly ?
Un pansage normal est suffisant pour la majorité des Curlies. Peigner les crinières qu’elles soient bouclées, en tire bouchon, ou des dreadlocks, peut leur faire perdre leur aspect frisé. Certains propriétaires choisissent de tailler la crinière occasionnellement pour la garder nette. La queue peut être brossée et peignée de manière normale. Durant la mue, il faut prendre garde à ne pas arracher trop de crins aussi bien à la crinière, qu’à la queue.
Au printemps, l’ICHO Fiber Guild récolte auprès du plus grand nombre possible de Curly autant de crins tombés lors de la mue, les met en sacs et les lave. Soit ceux-ci seront filés et tissés par l’ICHO Fiber Guild soit ils seront vendus. Les profits réalisés sont dédiés au fond de Recherche de l’ICHO. Si vous avez la possibilité de récolter les crins de votre Curly au printemps et seriez prêt à les offrir à la cause, pour plus d’information : rendez vous sur la page Internet de la Fiber Guild Affiliation
10. Quel est généralement le prix d’un Curly ?
Les prix varient, bien sûr, cependant en général le Curly est un bon achat. Son prix est comparable au prix des autres races de chevaux de loisir.
11. Que dois-je vérifier lorsque j’envisage d’acheter un Curly ?
Cela dépend essentiellement de ce que vous recherchez dans un Curly. Il doit avoir la conformation, les allures, le tempérament nécessaires à la tache à laquelle vous le destinez. Nous recommandons de faire effectuer un examen par un vétérinaire avant tout achat. Vous pouvez aussi demander à un entraîneur ou un autre professionnel d’évaluer le cheval afin de voir si celui-ci correspond tant à vos besoins et qu’à vos capacités. Le vendeur doit être franc lors de la représentation du cheval, il doit avoir pris soin physiquement et émotionnellement de son cheval. Les accords et garanties spécifiques doivent être déterminés entre le vendeur et l’acheteur potentiel. Nous recommandons que ces accords et§ garanties soient compilés par écrit.
12. Est-il vrai que le Curly a réellement un tempérament plus calme que les autres races ?
Ceci semble être vrai. Dans le bétail, il est plus fréquent de trouver des différences entre des individus à l’intérieur d’une même race que des différences dans les individus de différentes races… Cependant, dans le cas du Curly, la plupart sont très intelligents et très calmes, comparé aux autres races de chevaux. Beaucoup de Curlies aiment les humains autant ou plus que les autres races. Ils ont tendance à comprendre les choses très rapidement. Certains propriétaires comparent leurs Curlies à des mules ou des ânes du fait de leur intelligence supérieure et de leur habilité à réfléchir au lieu de paniquer. Lorsque les deux options sont la fuite ou la lutte, le Curly a tendance à étonner les gens en utilisant une troisième option : le raisonnement. S’il est correctement manié, il n’est pas inconstant, il est digne de confiance, il est éduqué facilement et aime travailler.
Il est également important de dire, qu’entre de mauvaises mains, le Curly (étant très intelligent) qui sera autorisé à être irrespectueux face aux humains, ou qui apprendra à se méfier des humains, pourra devenir en très peu de temps une véritable terreur. Un tel Curly sera inapproprié pour un débutant. Cet état de fait est vrai pour toutes les races, cependant chez un cheval extrêmement intelligent les effets indésirables se développent très rapidement.
En général, le Curly est très intelligent, d’une nature assez calme, il est plus un cheval qui pense qu’un cheval qui réagit.
13. Est-il vrai que le Curly atteint sa maturité tardivement ? A quel âge peut-on envisager de le débourrer en toute sécurité ?
Selon Deb Bennett, toutes les races de chevaux atteignent leur maturité au même âge, même ceux qui semblent par leur apparence rester vieillir plus lentement ou plus rapidement que les autres...
« Quelle que soit l’allure physique du cheval, quelle que soit l’apparente solidité de ses os, quelle que soit la race à laquelle il appartient, il y a une règle d’or. Les os des genoux atteignent leur maturité à deux ans, l’ossature du dos est la dernière à être parachevée, les sabots sont également assez longs à atteindre leur taille et solidité définitive. Les dommages causés sont irréversibles. Bien que parfois les mécanismes de réparation permettent de restaurer des fonctions raisonnables. Les chevaux doivent être sains pour plusieurs décades. Patienter deux années de plus permet de préparer un avenir plus serein. Cependant le travail à pied, selon les programmes de différents spécialistes adeptes des méthodes naturelles disponibles de nos jours, est un bon exercice qui permet de développer l’esprit et les attitudes. Des cavaliers de faible poids peuvent désensibiliser l’animal au poids et au mouvement sur son dos, si tant est que le cheval ne soit pas trop sollicité. Des cercles à la longe, au trot ou au petit galop peuvent être cause de sérieux dommages plus particulièrement au niveau des pieds. L’ICHO ne parraine pas d’événement qui soutiendrait l’utilisation de jeunes chevaux dans des exercices qui solliciterait plus que de raison l’ossature et par la même l’endommagerait. Les jeunes chevaux à l’état sauvage peuvent effectuer des galops soutenus sur de courtes périodes cependant sans porter de poids et en ligne droite. Ils effectuent également du travail de pieds afin de se sortir d’endroits étroits, cependant ils ne le font pas en continu, de plus leur vie en extérieur leur permet de posséder la musculature nécessaire pour soutenir les os. La chose qui semble varier est l’age auquel l’attention du cheval lui permet de se focaliser sur une leçon, mais ensuite il devient jeune cheval honnête » ~Andrea Schaap, DVM, Jondra Acres, Ontario
« Malheureusement, certains éleveurs aux USA ferment les yeux sur la mise au travail de bonne heure de jeunes chevaux. Bien entendu, plus les chevaux sont mis au travail jeune, plus l’éleveur peut passer au lot suivant. Cela veut dire moins de frais généraux et des profits plus rapidement acquis. Cependant ce n’est pas faire montre de qualités d’homme de cheval profit. Il y a beaucoup de chose que l’ont peu faire avec un cheval de 2 ans afin de le préparer mentalement sans pour autant stresser son corps qui bien que parfois volumineux est toujours immature ». ~Lisa Wytiaz, Bashcurl Farms, GA
« Je pense que le premier qui a besoin d’être formé est en général le propriétaire, puis ensuite vient le travail sur le cheval ! Oui, l’attente a du bon, mes enfants ont pris des leçons avec des chevaux qui avaient l’air en pleine forme à plus de 30 ans. Préparer l’esprit et gagner la confiance, créer un partenaire. L’entière qualité de vie dépend de ce que l’on fait avec le jeune cheval dans les premières années de sa vie : ils sont essentiellement comme nos propres enfants et on devrait leur donner le même amour et la même patience. » ~Linda Stermer, Curly Coat Junction, MI
Donc, informez vous, posez des questions, traitez les avec soin et savoir.
14. J’ai rencontré des Curlies sans crinière ni queue. Que se passe t-il ?
Certains Curlies perdent leur crinière et leur queue pendant la mue de printemps. Quelques Curlies ont des crinières et des queues très peu fournies en crins tout au long de l’année. La raison pour laquelle certains Curlies ont des traits plus extrêmes que d’autres n’est pas claire, et des recherches sont planifiées dans ce domaine.
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