..."J'ai vu beaucoup de chevaux crépus, que dans le Paraguay on nomme Pichay. Leur poil est entortillé comme celui des nègres de Guinée [SIC]et leur sabot est absolument semblable à celui du mulet. J'en ai vu de poils différents mais point de pie ni de blanc. J'ai remarqué que les poils de la queue et de la crinière, crépus également, sont beaucoup plus courts que le commun des chevaux. [...] Cette race se reproduit et mélée à des chevaux ordinaires il en résulte des chevaux qui sont métis. Ces chevaux passent pour plus forts mais comme ils paraissent plus laids on cherche à les détruire en châtrant les mâles et en tuant les juments crépues [SIC]. Néamoins on ne parvient pas à ce but parce qu'il en nait quelques uns de père et mère ordinaires".
Essais sur l'histoire naturelle des quadrupèdes du Paraguay par Félix d'Azara (1801)
*A préciser que nous parlons ici du gène frisé dominant, et non recessif, car s’il existe une race archaïque de chevaux frisés, le gène de cette race est indiscutablement dominant. |
Il se trouve que, loin des directives humaines, le gène frisé dominant s’est trouvé présent chez les chevaux sauvages américains et a pu s’exprimer. Les premiers à s’interesser aux chevaux frisés et à poser les jalons du cheval de race curly nord-américain ont été les indiens Crow, Sioux et Cheyenne. |
L. Downer HCH - CANADA
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Dans les livres de comptes que les indiens des plaines (surtout les Sioux) tenaient, on voit des pictogrammes nombreux qui témoigne d’un interet et même d’une selection des chevaux frisés. Des notes historiques y ont également leur place et des dessins de chevaux frisés apparaissent par exemple dans les compte-rendu de la grande bataille de Little Big-horn en 1876. |
C’est dans cette première sélection indienne que le cheval curly trouve son berceau. |
Les grandes plaines américaines du nord et du sud du Dakota, le Nebraska, le Colorado et l’aire des Rocks Springs. Le sud-ouest du Wyoming, l’est et le centre du Nevada, les Blues Mountains de l’est de l’Oregon. Egalement certains zones proches, au sud-est du Canada. |
DAMELE - USA |
NORD ET SUD DAKOTA ET NEBRASKA :
Autour de 1930, Ernest Hammrick achète un lot de chevaux frisés à un indien Cheyenne nommé Eli Bad Warrior. Il reste voisin de la réserve indienne et loue des patures au bureau des affaires indiennes. L’éleveur ne prétends pas élever des chevaux frisés exclusivement, mais apprécie les qualités de ceux-ci pour la rusticité, le mental, l’ossature et le travail du bétail. Il sélectionne un type « ancien » de quarter horse, moins rapide mais solide et fonctionnel.
D’autres éleveurs héritiers des chevaux curly indiens de cette région (Dorothy Hedges, Bill Valentine) ont davantage orienté leur production vers un type mustang espagnol.
*Ce qui explique que certains chevaux curly américains aient de belles aptitudes pour l’équitation baroque. |
DETAIL SUR LE BERCEAU ET NOTE HISTORIQUES |
COLORADO :
D’assez nombreux propriétaires de chevaux frisés sont recensés dans les années 1980 au Colorado. A partir du milieu du siècle dernier, Francis Fredell, éleveur notoire de Quarter Horses, a conservé la particularitée frisée d’un cheval que lui avait offert son père, mais sans en faire un objectif. Les bases physiques des chevaux du Colorado correspondent à l’ancien Stockhorse, issus du stock local de mustangs espagnols. Francis Fredell le fera évoluer vers un modèle de Quarter-horse moderne, et certains des chevaux de son élevage resteront frisés. |
DAMELE - USA |
WYOMING :
Elevage Laramie. Peu significatif à l’heure actuelle. |
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EST ET CENTRE NEVADA :
La famille Damele fait partie des grands noms du cheval curly américain et le travail des Damele est quasi indissociable de la race actuelle. Les Damele ont immigré aux USA en 1879 et ont commencé l’élevage en 1927. Ils capturaient des chevaux sauvages, dont certains frisés, dans leur région. Leur troupeau a été décimé l’hiver 1932 par le froid et le gel de l’eau. Les seuls a survivre ont été les quelques mustangs frisés, aussi Benny Damele les a dressés et utilisés pour son élevage de stockhorses |
*C’est lui qui a baptisé le Curly Nord-Américain d’un nom erroné, Bashkir Curly, croyant que la race russe Bashkir était frisée alors qu’il n’en est rien. L’explication est tout simplement sémantique puisqu’à l’époque, on utilisait le mot Bashkir pour désigner tout ce qui se rapprochait de près ou de loin aux russes et aux cosaques, alors qu’aujourd’hui, le Bashkir est une région et une race de chevaux bien spécifiques !
A noter également que des comparaisons hémotypiques entre les deux races n’ont rien révélé comme liens ancestraux.
Il est par contre exact que certaines autres races russes portent ou ont porté le gène frisé dominant.
Les Damele avaient besoin de chevaux de travail mais aimaient également le type arabe. Ils ont énormément croisé leur étalon Arabe Crabbet « Nevada Red » avec leurs juments frisées. Cette influence a fortement marqué la race curly et la plupart des chevaux actuels portent du sang arabe. Un peu plus tard, et moins systématiquement, ils ont utilisé un étalon Morgan, Ruby Red King. |
EST OREGON :
Les Blues Mountains. Elevage Wolf, 1960. Cet élevage n’a pas marqué particulièrement les type de chevaux curly actuels, mais il est le premier à avoir voulu sélectionner un cheval bouclé et créer un registre. L’interet est également que les sujets ont été les derniers survivants du type originel, ressemblant un peu au Criollo (et donc au mustang espagnol). |
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SUD ET CENTRE CANADA :
Ron Groves d’Alberta acheta plusieurs chevaux frisés au Nevada. Ole Skonsberg en possédait également. Ces deux éleveurs ont cherché à produire des chevaux de travail, également avec des apports fréquents d’arabes. |
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LE CURLY 1972 A NOS JOURS |
Le premier stud book a été ouvert en 1972. Son nom est l’American Bashkir Curly Registry.
Il pose les bases des classifications des curlies sur la frisures et l’ascendance. |
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A cette époque, de nouvelles lignées de curly sont apparues, des types de chevaux incluant des influences appaloosa, Pur-sang, Quarter-Horse, retrempage d’arabe… |
ZION'S GAIT CURLIES - USA |
*Un cas particulier dans la race des Curly américains : plusieurs chevaux de Race Missouri Fox Trotteurs produisent des boucles, mais la plupart des poulains frisés ont été détruits. On soupconne un gène à part, ni le gène dominant classique, ni le sporadique gène récessif. Il faut mentionner ce cas particulier car le Missouri Fox Trotter frisé est élevé en race « pure » (10% des curlies), mais aussi utilisé comme améliorateur des chevaux curly destinés à l’équitation classique. |
Suite à une fermeture prématurée des livres des origines de l’ABCR, conduisant à une consanguinité dramatique et à une réduction des effectifs, un second stud-book se crée en 2000, l’International Curly Horse Organisation, et le registre du North American Curly Horse. |
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Plus ouvert, ce registre devient celui des éleveurs de chevaux de sport et des européens. C’est actuellement le plus important et le plus dynamique |
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L’ICHO a rapidement été partenaire de l’une des premières importations européennes de chevaux curly. Allergique, l’allemande Gabrielle Kaërcher allait développer des recherches avec l’université d’Aachen sur le poil hypoallergénique, qui seront suivies de bien d’autres dans les deux pays. Il faut mentionner enfin un jeune registre (2004), Curly Sport Horse, qui encourage une sélection sur les chevaux curly américains aptes aux disciplines olympiques. |
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Le premier élevage à se lancer dans la race a été celui de Rosboll en Suède, en 1992. Progressivement, d’autres ont suivi en Allemagne, en Norvège, puis en France en 2000. La race est représentée dans pratiquement toute l’Europe du Nord.
Actuellement, le Curly américain est en pleine expansion européenne et les importations sont nombreuses. La plupart des lignées sont aujourd’hui présentes en Europe.
La totalité des pays européens ont choisi d’être partenaires de l’ICHO et beaucoup ont déjà reconnu le cheval curly américain. |
GOLDEN GAIT - SUEDE |
La race est reconnue, le plus souvent sous le système Jockey-club, ou par l’intermédiaire d’une association de races rares regroupées, en Autriche, Suède (qui possède également son propre registre national), Norvège, Allemagne…
L’ICHO possède une directrice Européenne, Lene Jesen, éleveuse en Norvège. Une certaine harmonisation se construit entre les pays nordiques actuellement, en vue d’un ICHO européen. |
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